Le soufisme

Sufism, the reality of Religion

Le soufisme est l’essence des enseignements du Prophète (que la paix soit sur lui). Il a existé dès le début de l’histoire humaine, car sa semence est déposée dans le cœur de tout être humain. À chaque époque, Dieu a envoyé des prophètes pour guider les gens vers la connaissance – Mohammad, Zoroastre, Moïse, Bouddha et Jésus (que la paix soit sur eux tous), pour n’en citer que quelques-uns. Chaque prophète a apporté à l’humanité un enseignement unique, charge à elle de l’apprendre et de le maîtriser pour avancer dans le voyage intérieur vers Dieu 1.

Le soufisme est la connaissance de cette entité, sous sa forme absolue, avec tous ses attributs et ses potentialités. Il est la réalité de la religion et l’essence de l’enseignement de Dieu transmis par le saint Prophète2 (que la paix soit sur lui). Le soufisme n’a rien à voir avec les habitudes, les coutumes et les répétitions, et il ne se conforme ni aux normes ni aux valeurs des sociétés et des pays. Le soufisme transcende ces concepts, à la façon de celui qui cherche Dieu : il ne suit pas aveuglément la religion mais recherche la vérité jusqu’à atteindre le résultat qu’il désire 3.

C’est le chemin de la connaissance – le chemin vers le vrai Soi 4. Parvenir à la connaissance est l’héritage de l’humanité mais, pour bénéficier de ce droit à la connaissance, il faut non seulement des mots, mais aussi des actes. Connaître le Soi, c’est connaître Dieu.

Le soufisme consiste à se débarrasser des attachements et des attributs négatifs auxquels nous avons, en tant qu’individus, tendance à nous cramponner. Il consiste à nous débarrasser du voile de l’ignorance qui enveloppe notre cœur, à connaître notre identité, vraie et pure, et à permettre à la lumière de Dieu de briller.

Simplement pour « être ». Pour « être », il faut se purifier, non seulement physiquement mais aussi intérieurement, établir une fondation solide et assurer un équilibre. Cela veut dire que les frontières de l’individuation et de la limitation sont anéanties et que l’individu, étant un véritable système ouvert, est en harmonie avec la totalité de l’existence 5.

  1. Hazrat Salaheddin Ali Nader Angha, Sufism – Lecture Series.
  2. Hazrat Salaheddin Ali Nader Angha, Le soufisme, un pont entre les religions, p. 26.
  3. Hazrat Salaheddin Ali Nader Angha, Le soufisme, la réalité de la religion, p. 4.
  4. Hazrat Salaheddin Ali Nader Angha, Le soufisme, un pont entre les religions s, p. 26.
  5. Hazrat Salaheddin Ali Nader Angha, Theory “I”, The Inner Dimension of Leadership (Théorie « Je », la dimension intérieure du leadership), p. 147.

La MTO Shahmaghsoudi®

Les enseignements de l’islam furent transmis par le saint Prophète (que la paix soit sur lui) à Amir al Momenin (que la paix soit sur lui). Le message de l’islam est resté intact à travers la chaîne de transmission ininterrompue des grands maîtres du Maktab Tarighat Oveyssi Shahmaghsoudi 1.

Le Prophète Mohammad (que la paix soit sur lui) a dit : « Il y a parmi les gens de mon peuple un homme qui a le pouvoir de sauver tous les croyants au Jour du jugement. » Les compagnons du saint Prophète demandèrent : « De qui s’agit-il ? », à quoi il répondit : « D’un homme de Dieu. » Ils dirent : « Nous sommes tous des hommes de Dieu, puisqu’Il a créé chacun de nous », ajoutant : « Quel est son nom ? » Le Prophète Mohammad (que la paix soit sur lui) répondit : «Oweys» 2.

Hazrat Oveys Gharani était né dans un village du Yémen. MTO veut dire Maktab Tarighat Oveysi, ce qui se traduit par « l’école de la voie d’Oweys » 3. Bien qu’Oweys n’ait jamais rencontré physiquement le Prophète (que la paix soit sur lui), il connaissait les enseignements de l’islam à travers un lien de cœur à cœur avec lui, ce qui fut confirmé par Sa sainteté par le transport de Son manteau par Amir al Momenin à Hazrat Oweys 4.

Il y avait à cette époque deux figures importantes, représentant deux voies différentes d’accès à la connaissance : l’une était Oveyss Gharani et l’autre Salman Farsi, aussi appelé Rouzbeh, fils de Khoshnoudan, apparenté au roi Manuchehr. Oveyss Gharani reçut intérieurement la guidance du saint Prophète (que la paix soit sur lui). Il représente la voie intérieure vers la connaissance. Il est très connu pour avoir dit : « Veille sur ton cœur. »5

Salman Farsi représente la voie extérieure vers la connaissance. Il était zoroastrien, puis se convertit au christianisme avant de parcourir la terre à la recherche du sens de la vie. Il finit par trouver ce qu’il cherchait en rencontrant le saint Prophète (que la paix soit sur lui) et en devenant musulman. L’un et l’autre connurent intérieurement les enseignements de l’islam, et pourtant leurs chemins vers la connaissance furent différents. Ils apprirent et parachevèrent leur connaissance intérieure et extérieure avec Amir al Momenin (que la paix soit sur lui).

Ce chemin vers le soufisme n’était pas toujours accessible à tous mais, grâce au travail et aux efforts soutenus et continus de Hazrat Shah Maghsoud Sadegh Angha, le 41ème maître soufi de cette école et de notre maître actuel, Hazrat Salaheddin Ali Nader Angha, le nombre de khaneghas réparties sur les 5 continents a dépassé 60 et continue à croître.

À l’époque de Hazrat Mir Ghotbeddin Mohammad Angha, la religion fut introduite dans notre environnement et, à l’époque de Hazrat Shah Maghsoud Sadegh Angha, elle parvint à sa destination, et l’islam connut une notoriété inconnue. MTO est aujourd’hui devenue MTO Shahmaghsoudi.

  1. Hazrat Salaheddin Ali Nader Angha, Sufism Lecture Series, p. 13-14.
  2. MTO Shahmaghsoudi, A short review into the life and teachings of Hazrat Oveys Gharani, p. 1.
  3. Hazrat Salaheddin Ali Nader Angha, Sufism Lecture Series, p. 14.
  4. MTO Shahmaghsoudi, A short review into the life and teachings of Hazrat Oveys Gharani, p. 1-2.
  5. Hazrat Salaheddin Ali Nader Angha, Sufism Lecture Series, p. 15.

L’actuel maître soufi

Hazrat Salaheddin Ali Nader Angha

Hazrat Salaheddin Ali Nader Angha est le 42ème maître soufi de la Maktab Tarighat Oveyssi

Shahmaghsoudi, l’École de Soufisme Islamique.

La généalogie de Hazrat Salaheddin Ali Nader Angha remonte à 1400 ans en arrière, à l’époque du saint Prophète Mohammad (que la paix soit sur lui) et, à travers une chaîne ininterrompue de maîtres soufis, la connaissance et la sagesse du soufisme ont été transmises depuis le saint Prophète (que la paix soit sur lui) jusqu’à l’actuel maître soufi, Hazrat Salaheddin Ali Nader Angha.

Hazrat Salaheddin Ali Nader Angha est né le 30 septembre 1945 et a appris sous la tutelle de Hazrat Mir Ghotbeddin Mohammad Angha, le 40ème maître soufi et de Hazrat Shah Maghsoud Sadegh Angha, le 41ème maître soufi de l’école. Le 4 septembre 1970, Hazrat Salaheddin Ali Nader Angha a reçu le « manteau de faghr » des mains de Hazrat Shah Maghsoud Sadegh Angha, devenant le 42ème maître soufi du Maktab Tarighat Oveyssi Shahmaghsoudi.

Hazrat Salaheddin Ali Nader Angha a été le moteur de l’expansion de Maktab Tarighat Oveyssi Shahmaghsoudi, selon le souhait de Hazrat Shah Maghsoud Sadegh Angha, qui voulait que les enseignements du soufisme deviennent accessibles au plus grand nombre. Et depuis que Hazrat Salaheddin Ali Nader Angha est parti aux États-Unis en 1979, des personnes ont eu accès aux enseignements du soufisme dans le monde entier.

Jalaledin Rumi Balkhi, fameux poète soufi du XIIIe siècle, a parlé de Hazrat Salaheddin Ali Nader Angha dans son Divane-Shams Tabriz :

  • Lui, parfum de ce jardin, du printemps et de l'élégant rosier,
  • Parfum de cet Ami créateur du monde et vivifiant,
  • Le monde est enivré d'un tel parfum,
  • Qui, non de la terre mais des plus hauts cieux, provient ;
  • Les étoiles s'interrogent là-haut : « Quel est ce soleil éclatant ? »
  • Les poissons se demandent dans l'eau : « Mais quel est ce tumulte ? »
  • Son éclat transforme les visages en soleils,
  • Et la belle lune à face argentée en est folle de jalousie.
  • Si longtemps attendue, la beauté de Joseph est enfin revenue,
  • D'une telle grâce et d'une telle bonté, que les houris en sont tout éblouies !
  • Quel étonnant Guide divin ! Devenu échanson, offrant l'Eau de la Vie,
  • Du mont Qâf infiniment précieux, il est Nader Angha, le Phénix majestueux.
  • La flamme de «Nous avons donné la victoire»1 a empli l'orient et l'occident.
  • Il est la lumière des yeux et la vie de l'âme de Mowlânâ.
  • Pourquoi tant de détours ! Je le dirai haut et fort :
  • Il vainc par le Tout-Puissant, il est le Soldat de notre Roi.
  • Gardien des deux mondes et protecteur des deux sphères,
  • Fidèle dans les moments difficiles, tuteur de nos lendemains.
  • La Roue Céleste tourne à présent d'une autre façon, pleine d'ardeur et d'émotion,
  • Ô mon Dieu, tant d'amour ! Tant de passion !
  • Toi chanteur à la douce voix, comme ton chant pénètre tous les cœurs,
  • Décris cela, car il est le trésor de cet Océan.2

Dans son livre intitulé Ghazaliat, Hazrat Shah Maghsoud Sadegh Angha, le 41ème maître soufi, a écrit ce qui suit à propos de Hazrat Salaheddin Ali Nader Angha :

  • Ce fléau qui ravage les cœurs, ces fauteurs de troubles,
  • seraient-ce des yeux de jais, ou des narcisses noirs ?
  • Ô bel Aimé ! N'est-ce pas là Ton regard languissant
  • qui me transperce le cœur et bouleverse mon âme ?
  • La fraîcheur des fleurs, l'auguste gloire du soleil,
  • ne sont-elles pas la grâce de mon Bien-aimé ?
  • Ce cyprès élancé, ce majestueux sapin,
  • ne sont-ils pas Sa sublime stature ?
  • Ce délicieux nectar vient-il d'une carafe emplie de sucre,
  • de la bouche suave du Bien-aimé,
  • ou bien de la source de l'Eau de Vie ?
  • Ne vois-je que les délicats reflets de la nacre, le scintillement d'une magnifique perle, ou bien l'opalescence de Ses dents ?
    Perçois-je les premières lueurs de l'aube,
    ou la lumière de Sa poitrine
    qui se diffuse par Son col ouvert ?
    N'y a-t-il pas là une réalité qui s'est mêlée avec le rêve ?
    Toutes les nuits, par l'ardeur du chagrin de mon foie,
    je suis mêlé au sang de mon cœur, tel le musc ;
    Mon œil mouillé, ce lit du torrent de mes larmes,
    n'est-il pas une vaste mer agitée ?
    L'esprit de Mowlânâ est tout entier dans la magie de cette parole :
    Du mont Qâf infiniment précieux, il est Nader Angha, le Phénix majestueux.3




  1. Abdul-Majd Majdud Sana’i, Sana’i’abad, ligne 289.
  2. Mowlana Jalaledin Rumin Balkhi, Divane Shams Tabrizi, Javdidan Publications, Téhéran, 1981, p. 241
  3. Molana Shah Maghsoud Sadegh Angha, Ghazaliat, 1996, p. 112

La Khaneghah

Khaneghah - the House of Worship

Khaneghah – la maison de l’adoration.

Le saint Prophète Mohammad (que la paix soit sur lui) a dit : « Quiconque connaît le vrai soi connaît Dieu. » Le philosophe Platon a écrit, à propos d’intégrité : « Connais-toi toi-même », car « une vie sans examen n’est pas digne d’être vécue. » Que l’homme découvre sa propre identité est fondamental dans la vie, mais il doit y avoir un lieu et un guide dans ce voyage.

Il est dit dans le saint Coran (3 : 164) : « Dieu a accordé aux croyants une grande faveur quand Il a envoyé un Messager pris parmi eux, qui leur a énuméré les signes de Dieu, les a sanctifiés et leur a enseigné l’Écriture et la sagesse, alors qu’ils avaient jusque là été dans une erreur manifeste. »

Khaneghah - the House of Worship

La réalité des prophètes (que la paix soit sur eux tous) et leurs messages sont présentés et enseignés dans l’École de Soufisme Islamique – l’école de la connaissance de soi 1. « L’école des hommes sages est le phare de l’espoir de libération de la prison qu’est la vie terrestre et d’ascension vers les buts sublimes … » 2. Cette nécessité d’un maître spirituel (Pir) apparaît clairement aux saleks (vrais chercheurs) au cours de leur voyage spirituel, et on peut trouver cet amour et cette guidance dans une khaneghah.

Khaneghah signifie « maison de l’instant présent ». « Le khaneh (maison) est cet instant, ou ce point de stabilité, qui doit exister dans le cœur de chacun, et doit être révélé.3»

Khaneghah - the House of Worship

Le but du salek dans la khaneghah est de se concentrer sur l’être ici et maintenant, d’« être » dans « cet instant », dans un « état d’intemporalité (où les saleks) sont capables de trouver une stabilité totale, de se libérer paisiblement des liens matériels et naturels. 4»

Quand ils entrent dans l’immeuble, les saleks enlèvent leurs chaussures et les laissent à la porte, exprimant ainsi que, pour leur voyage spirituel, ils laissent derrière eux leurs attachements physiques. Ils portent des vêtements blancs, appelés lebas-e faghr (vêtements de pauvreté – seul le « Je » se présente), comme moyens de purification. C’est le linceul d’un être humain, car seul reste l’amour absolu du Bien-aimé. En effet, le blanc est symbole de pureté. Le but du soufisme est la pureté par le cœur. Avez-vous remarqué comme la moindre tache apparaît quand vous portez un vêtement blanc, et comme il est difficile de cacher les taches, tellement visibles sur le blanc ? Le cœur doit être aussi pur que du blanc, sans taches et plein de connaissance, de paix et de tranquillité.

« La khaneghah est le nid pour la pureté de l’oiseau, elle est la roseraie du plaisir et le jardin de la
fidélité.5»

L’intérieur des khaneghahs de M.T.O. Shahmaghsoudi est magnifiquement mis en valeur par des objets d’art islamique, une architecture superbe, de la calligraphie islamique de la main de Hazrat Shah Maghsoud Sadegh Angha, 41ème maître de l’École de Soufisme Islamique et des ancêtres de MTO Shahmaghsoudi. Dans une telle école, les potentialités et les capacités de l’être humain sont soigneusement développées. L’intention qui préside à la conception de chaque khaneghah permet au salek de concentrer son énergie et de manifester qui il est vraiment.

  1. Sufism and Wisdom (Soufisme et sagesse), Molana Salaheddin Ali Nader Shah Angha, p.28
  2. Cérémonie d’inauguration de la Khaneghah Maktab Tarighat Oveyssi (M.T.O.) Shahmaghsoudi Khaneghah, p. 3, p.5
  3. Ibid
  4. Ibid
  5. Abdul-Majd Majdud Sana’i, Sana’i’abad, line 289